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Nosy Be

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Nosy Be

Celia Rakotondrainy

Où ?

Située au large de la côte nord-ouest de Madagascar, Nosy Be est une île paradisiaque se trouvant dans le canal du Mozambique. Étendue sur près de 325km2, sa faune et sa flore très riches attirent de nombreux touristes chaque année.

Nosy Be est une terre de rêve où chacun revient chargé d’émotions de par son caractère unique et étonnant. Cette île est remplie de magie et offre mille et une activités, de l’excursion en mer à la balade en pleine nature en passant par les lacs sacrés des volcans.

Un succès géographique historique

C’est en 1830 que le peuple Sakalava du Boina arrive sur la Grande Île (traduction française de Nosy Be) car le Capitaine Pierre Passot et l’Amiral de Hell (Gouverneur de Bourbon) cherchent un port militaire.

À l’extrémité du courrant de la mousson mais surtout en plein cœur d’une route maritime vers l’Inde et l’Asie, la disposition de la baie
d’Ampasindava est l’un des endroits les plus sûrs de tout l’Océan Indien constamment touché par des cyclones. Cette région devient donc rapidement un carrefour de contact entre les civilisations, les religions, les cultures, les flux commerciaux et les trafics en tout genre, dont à l’époque l’esclavage. Le port de Nosy Be devait donc remplacer le port de Port Louis de l’île Maurice qui venait d’être annexé par la Grande-Bretagne. Au cours de cette même année, la Reine des Sakalava Tsiomeko se réfugie sur l’île avec 12 000 de ses guerriers car ils sont poursuivis avec ténacité par le peuple Merina sur la Grande Terre (île principale de Madagascar).

En 1939 l’Amiral de Hell envoie le Capitaine Passot sur Nosy Be afin d’acquérir un port utilisable par les multiples navires français destinés à la guerre. La Reine Binao soutient le peuple Français pendant onze années (1884-1895) car il fait la guerre contre les Merina. L’île de Nosy Be sera colonisée 56 années avant le reste du pays et sera exploitée comme comptoir commercial de la région ouest de Madagascar en grande partie grâce aux plantations et aux cultures développées par les colons réunionnais, mauriciens et français. En 1865, la population atteint environ 15 000 habitants et l’île sera rendue au pays 32 ans plus tard, en 1897.

Nosy Be doit son nom d’île aux parfums aux diverses plantations pendant la période de colonie. On y trouve encore aujourd’hui des champs de cannes, d’indigo, de café, de sésame, de riz, de patates douces et de manioc mais l’île doit surtout son nom aux fleurs d’ylang-ylang récoltées depuis le début des années 1900. Après distillation, l’huile extraite a un fort pouvoir de fixation des odeurs et est ainsi utilisé dans de nombreux parfums de luxe, de produits cosmétiques et de produits destinés à l’aromathérapie. Cette essence doit son succès à Coco Chanel lors de la sortie de son parfum « Bois des Îles » en 1926.

Et côté culture ?

Issus du peuple Sakalava qui est une des 18 ethnies du pays, Nosy Be a sa propre histoire, culture, musique danse et maquillage. Les habitants de la Grande Île attachent énormément d’importance aux tabous et interdits (fady) et leur vie est généralement guidée par ces derniers.

Les ancêtres défunts sont omniprésents et tout un culte leur est voué. Depuis la nuit des temps chaque année, de début juin à fin septembre, d’un village à un autre, le Famadihana a lieu. Il s’agit du « retournement des morts » et la cérémonie est fortement liée à un univers surnaturel. C’est autour d’un rhum partagé entre les vivants et les morts, appelé fomba, que les astrologues de la famille choisissent le jour du début et de la fin des festivités. Tout ceux qui le peuvent se cotisent car un Famadihana coûte cher : il s’étend sur trois jours en continue et prévoit festins pour les parents, habitants du village mais aussi pour les invités. Rires, larmes, joie et tristesse s’entremêlent durant des journées rythmées par divers spectacles de danse et de musique.

Côté bijoux, on retrouve sur quasiment tous les poignets les célèbres bracelets en argent qui historiquement étaient les bracelets des esclaves, et aujourd’hui sont répandus pour leurs pouvoirs bénéfiques au cours des cérémonies rituelles. La confection de ces bracelets montre en partie la prédominance de l’artisanat nosybéen qui se démarque aussi par une broderie de nappes originales ainsi que la fabrication des fameuses pirogues.